On pouvait assurément n'avoir pas perdu l'espérance de découvrir de par le monde quelques lettres éparses de Voltaire; mais il paraissait improbable qu'après cent cinquante années, une liasse de ses lettres, au nombre de plus de cent, se pût trouver encore. Qu'elles fussent toutes adressées à la même personne ne pouvait manquer d'ajouter à l'intérêt de la découverte, et qu'enfin cette personne fût précisément celle qui a le plus longuement approché l'écrivain, qui lui fut attachée par les liens du sang et du cœur, sa propre nièce, madame Denis: c'était, à vrai dire, incroyable: et c'est pourtant ces lettres qu'on trouvera ici, telles que nous les avons relevées sur les originaux mêmes.
lettresdalsace