Pour « les Sorcières de Salem », Miller reçut une Antoinette Perry Award. Cette pièce a été décrite comme une allégorie du maccarthisme et de l'hystérie collective. L'apogée du maccarthisme arrivera trois ans après. Bien que sa première production à Broadway n'eut aucun succès, elle est devenue l'une des pièces les plus jouées du dramaturge. Dans cette pièce, la conscience devient non plus une affaire privée mais d'administration de l'état. Miller exprime aussi dans cette pièce sa croyance en le fait qu'un individu est capable de résister aux pressions conformistes de la société. L'histoire repose sur différents abus de pouvoir et la lutte des abusés pour compenser cet abus. Le clergé abuse de son pouvoir en faisant peur au village pour le contrôler. Les villageois compensent par les rumeurs publiques. John Proctor a abusé d'Abigail. Elle compense sa perte d'innocence et de dignité en entraînant les autres filles dans le jeu dangereux de rester unies ensemble, quoi qu'il arrive. Mais les thèmes principaux de la pièce sont ceux chers à Miller. Il y parle de trois en particulier : - comment les gens utilisent des boucs émissaires pour gagner dans leur propre vie - comment l'individu fait avec sa morale face à celle d'un groupe entier - comment ceux possédant le pouvoir sacrifient ce qui est juste uniquement pour protéger leur pouvoir
Il montre comment les gens utilisent la chasse aux sorcières, qui est tout-à-fait louable pour la morale des villageois, surtout pour régler leurs comptes avec leurs ennemis. Les fausses valeurs de la société sont surtout une manière pour eux d'accomplir des actions immorales qu'ils ne pourraient pas accomplir sinon. Il y a cependant une note d'espoir lorsque Miller montre qu'il est toujours possible de refuser l'inacceptable.
Vu du pont « A View From the Bridge » questionne les lois sur l'immigration aux États-Unis.
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