Ronald Rudin est arrivé au Québec, il y a plus de vingt ans, avec des projets de recherche et ses sujets d'intérêts. Tout naturellement, il a lu les travaux de ses collègues et s'est fait une opinion sur leurs choix, leurs prétentions, leurs silences. Il a voulu en savoir plus sur leurs prédécesseurs. Il s'est tourné vers Garneau, Groulx, Chapais. Groulx, surtout, a retenu son attention.
Tout au long de cette démarche, il cherche à comprendre les rivalités, les querelles, les désaccords. Les essais historiographiques de Serge Gagnon, Jean-Paul Bernard, Jean Lamarre et Jocelyn Létourneau retiennent son attention. Mais Rudin veut pousser plus loin son examen. Il se lance alors dans une entreprise téméraire et ambitieuse. Avec une ardeur désarmante, il va au-delà des oeuvres publiées, il se jette sur les correspondances personnelles, il enquête, il écoute. Puis il entreprend de raconter ce qu'il a rencontré, ce qu'il a compris, ce qu'il a retenu.
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