À sa fondation, en 1915, l'association des Cercles de fermières du Québec se donnait un objectif aussi simple qu'ambitieux: assurer la promotion des femmes. Trois quarts de siècle plus tard, près de 60 000 membres témoignent de l'étonnante vitalité d'un mouvement qui, sans se renier, a su non seulement s'intégrer à la société moderne, mais aussi y contribuer très activement. En fait, jusqu'à l'avènement de la Révolution tranquille, ce mouvement a constitué l'un des importants lieux publics de l'autonomie des femmes. Et parce quelle a été longtemps imbriquée au rouages de l'État et de l'église, l'histoire des Cercles des fermières est particulièrement révélatrice de l'évolution de l'ensemble de la société québécoise. C'est ce que fait ressortir brillamment Yolande Cohen dans ce livre abondamment illustré et accessible, qui est le résultat de plusieurs années de recherche.
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