L'Assommoir était un bar, rue Poissonnière, à Paris, en 1870.
C'est là, dans les vapeurs d'alcool, que se nouera la tragédie de Gervaise.
Abandonnée par le père de ses deux enfants, elle épouse l'ouvrier zingueur Coupeau. Heureux, ils travaillent douze heures par jour jusqu'à ce que Coupeau tombe d'un toit. Ils s'enfoncent alors dans la pauvreté, le vice et l'alcoolisme.
Ce roman, le septième volume de la grande fresque des Rougon-Macquart, eut un retentissement énorme. Le succès de Victor Hugo avec Les Misérables était dépassé. « C'est une oeuvre de vérité, dit Zola, le premier roman sur le peuple qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple. » C'est un torrent de mots qui évoque les rues de Paris, les jurons des femmes au lavoir, le cri des ivrognes, les chansons et l'argot des ouvriers. Le soir de sa parution, Zola dînait avec Maupassant, Flaubert et les Goncourt. L'école naturaliste était née qui allait tout dire des parfums comme des puanteurs de la vie, à la ville et à la campagne.
LAssommoir