En épousant Maxim de Winter, la narratrice a-t-elle pris conscience qu'elle liait désormais son existence à une mystérieuse demeure, Manderley, et à un fantôme, Rebecca, la première épouse de Maxim ? A travers Manderley, par la voix de Mrs. Danvers, la gouvernante, dans les réactions de Maxim, à l'occasion d'événements apparemment futiles, il semble que Rebecca continue d'exercer une influence à la limite du surnaturel et du morbide. Peu à peu l'angoisse se précise. Rebecca est morte noyée et plusieurs indices permettent de supposer qu'il ne s'agit ni d'un suicide ni d'un accident. Avec une puissance d'évocation toute en nuances, Daphné du Maurier fascine le lecteur et l'entraîne à la découverte d'inquiétantes réalités sans quitter le domaine familier de la vie quotidienne. Les moindres détails se chargent de signification, l'atmosphère de sourde hostilité dessine peu à peu les contours d'un drame dont la défunte Rebecca est à la fois la victime et l'inspiratrice.
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