Premier recueil du très jeune Verlaine, les Poèmes saturniens chantent déjà l'automne et la mélancolie des soleils couchants. « Ceux-là qui sont nés sous le signe Saturne ont, entre tous, bonne part de malheur et bonne part de bile. » Au souvenir des jours passés, Verlaine rêve ou cauchemarde, ironise ou pleure mais toujours cisèle et recherche le beau. Dans les Fêtes galantes, le poète fait danser les sujets de Watteau, à la lueur du clair de lune. Tout à coup meurt Elisa, la cousine tant aimée. Dans le parc solitaire et glacé, la statue du petit dieu Amour est tombée. Fuyant la tristesse, Verlaine se réfugie dans une fête prodigieuse des mots et des corps conduite par les fantômes du songe et de la mort.
Poemessaturniens