Ce n'est pas un gros roman, mais il est assez nourrissant. En entrée, un videur de concert rencontre une visiteuse de prison. Coup de foudre et pluie de catastrophes. Une chaise à porteurs envahit soudain la vie d'une famille. Deux vieilles dames sont ensevelies sous les trophées remportés. par leur petite-fille basketteuse. Une centenaire s'embaume en mangeant des glands, d'après une recette chinoise. Un professeur Dreyfuss, né Himmler, achète le corps-de ses patientes en viager.
Et puis, un sourd oublié dans un moulin sème des pierres, un ancien maire se barricade dans le bureau de son successeur, un cheval passe trois ans de guerre caché dam un grenier. Mais le personnage central, bien qu'il soit conservé dans du formol, est un poisson. C'est à cause de lui que Béatrice, la visiteuse, et Philippe, le videur, se retrouveront dans la forêt amazonienne, au milieu des Indiens, des chercheurs d'uranium et d'une équipe de tournage guidée par un missionnaire suisse.
Bref : c'est une histoire d'amour. Et donc, me dira-t-on, elle finit mal. Pas forcément. C'est peut-être même là qu'elle commence. Didier van Cauwelaert
Poissondamour