"La première manière de Robert Choquette doit beaucoup aux romantiques français, et en particulier à Victor Hugo. À travers les vents est de 1925; Metropolitan Museum, de 1931. Entre Hugo et Choquette, il y a un siècle. Eh bien, la filiation ne choque pas. C'est que le jeune Robert Choquette, s'il a retenu la leçon respiratoire de Victor Hugo, a su donner à ses vers de jeunesse une frénésie bien personnelle. Les images abondent et elles sont hugoliennes; c'est la même nature qu'on retrouve  dans À travers les vents et dans Oceano Nox; ce sont les mêmes cris, les mêmes jugements. [...] Ce sont les mêmes thèmes, parfois les mêmes mots, tout simplement, parce que Robert Choquette a été jeune comme Hugo a été jeune: enthousiasme devant la vie, effrayé par la cruauté et la vilenie des humains, prêt à tout donner, généreux dans l'admiration, à la recherche de l'amour éternel. Plus tard, "Absence" rétablira l'équilibre. C'est le besoin de tout livrer, de tout prendre et de tout fuir qui donne au premier recueil de Robert Choquette son timbre particulier aujourd'hui."
Poemeschoisis