Avec ses 150 kilos, Juliette Pomerleau n'arrête pas une seconde. Peut-être souffle-t-elle comme une locomotive, mais rien ne peut l'empêcher d'aller au bout de ses envies. Sueur de coq ! dit-elle, ce n'est pas parce qu'on est grosse qu'on est empâtée!
Si on rit souvent, on parfois la larme à l'œil tant le cœur de Juliette est à la mesure de sa taille. Voilà pourquoi on l'aime. Et plus le roman avance, plus on s'attache à elle et à ses locataires.
Quel tableau l'auteur nous fait de son entourage! Il y a Denis, le petit-neveu adopté, Elvina, la sœur toquée, le musicien-magicien Martinek; le dentiste visionnaire, le photographe gaffeur, le pseudo-détective, le spéculateur véreux, le libraire sadique, le vendeur d'aspirateurs nommé Portelance, le merle à une patte... sans compter les milliers de poux!
Une famille à la Dickens servie façon Rabelais, comme l'a dit la critique du Québec, du Canada, des États-Unis et de la France. Yves Beauchemin
JuliettePomerleau