"Si l'enseignement public est resté si longtemps muet sur les questions d'art, cela tient sans doute à la prédominance de certaines idées mal comprises. Par une abominable confusion, tant de chastes divinités, dont la présence élève l'âme et la purifie, étaient regardées comme des images suspectes enveloppant l'esprit du mal et toutes pleines de séductions dangereuses. De là l'éloignement de l'institution cléricale pour les arts païens, sentiment qui, dans nos collèges laïques, se traduisait par le silence. Et cependant, les grands papes qui firent peindre, sur les murailles du Vatican, l'École d'Athènes et le Parnasse, qui consacrèrent à l'Apollon, à l'Antinoüs, les plus belles chambres de leurs palais, ces pontifes à jamais illustres et qui, eux aussi, furent infaillibles, ne croyaient pas faire une œuvre impie en présidant à la résurrection de la beauté antique. Pourquoi donc serions-nous plus chrétiens que Jules II et Léon X?" Charles Blanc
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